Les photographes et agences photo multiplient les tentatives de protection : accès restreint par mot de passe, filigrane sur chaque image, mais ces méthodes sont à double tranchant : plus les images sont protégées, moins elles sont accessibles au plus grand nombre et plus il est difficile de les vendre. Les artistes qui souhaitent utiliser Internet pour se faire connaître en découvrent les effets pervers (nous en parlions déjà ici) .

Pour pallier à ce problème majeur, des sociétés se sont spécialisées dans la traque des images volées. À l’aide de technologies avancées, des données quasiment indestructibles sont encryptées (ou ‘tatouées’) sur les photos de leurs clients, de manière tout à fait invisibles. Ces méthodes permettent de contrôler chaque image quel que soit l’endroit où elle se trouve sur Internet (sites professionnels, blogs, sites de partage de contenus, etc.) et même si elles ont été renommées, recadrées ou retouchées. Les responsables de ces utilisations frauduleuses sont ensuite contactés afin de payer les droits dont ils auraient déjà dû s’acquitter. Deux grandes sociétés spécialisées se détachent aujourd’hui sur le marché : Picscout et Digimarc.

Les voleurs d’images n'ont qu'à bien se tenir.